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ENVIE DE SE LANCER ?…

30.08.2017.

En tant que jeune agence de communication, Leapcom a assisté à une conférence de Fabrice Cavarretta, auteur de Oui ! la France est un paradis pour entrepreneurs. Cette conférence se veut pleine d’optimisme sur l’avenir de l’entreprenariat dans le but d’« en finir avec le French bashing ». On partage…

Depuis les années 2000, l’idée que la France ne soit propice à l’entreprenariat s’installe et s’impose, décourageant les entrepreneurs potentiels, rendant invisible les facteurs du succès entrepreneurial. Quels sont-ils alors ?

Fabrice Cavarretta insiste dans un premier temps sur les forces des facteurs de production, et notamment l’État, le patrimoine du produit français et les facteurs humains.

L’État joue un rôle important dans l’entreprenariat français. Il sécurise les ressources de bases nécessaires au développement économique (investissements d’infrastructures, réseaux de transports, infrastructures télécoms…). Le budget militaire est également très important et permet d’accéder à des ressources au-delà des frontières, comme par exemple le groupe Bolloré. L’entreprise a diversifié son activité (à l’origine papetière) dans le commerce et les infrastructures en Afrique de l’Ouest où elle a pu bénéficier de la présence historique française au sein de ce territoire.

Depuis 5 ans, on a beaucoup entendu parler de produits français. En effet, afin de redorer l’image de l’excellence française, les politiques n’ont pas hésité à marketer les produits « made in France », non seulement pour l’image du pays, mais également pour renforcer la fierté des français dans leur patrimoine. Cette initiative est bien entendu une opportunité pour les entrepreneurs.

Enfin, le capital humain est un facteur non négligeable de succès pour entreprendre. De manière générale, il est très bien formé et efficace. Il peut dans certains secteurs, comme la high Tech, être concurrentiel. En effet, nos ingénieurs reviennent moins chers que dans la Silicon Valley (250K$ par an) contre 40 à 70 K€ chez nous. En dehors des écoles d’ingénieurs, le CAP apparaît dans la plus récente réussite de l’entreprenariat français, comme par exemple Michel et Augustin. Sortant d’école de commerce, ils devaient également avoir de la connaissance technique pour être reconnu dans le domaine de l’agroalimentaire. Le duo a pu se former pour un coût faible à la boulangerie pour ensuite lancer son activité.

 

Pour comprendre dans sa globalité l’environnement entrepreneurial, l’auteur nous présente une typologie d’entrepreneurs.

Ce qui rend l’entreprenariat attractif ce sont les « clusters », des secteurs d‘excellence. En France, on en compte de nombreux comme le luxe, la high-tech ou encore l’énergie. Cet environnement est très bon pour les « startupers », ou ce que l’auteur décrit comme des « entrepreneurs d’opportunité ». Ils ont une vision long terme, des objectifs de croissance rapide et des moyens importants, avec un fort capital humain. Bien entendu, pour les levées de fonds par exemple, il y a des compartiments ou « c’est mieux ailleurs » comme pour les startups de la high-tech à Londres ou dans la Silicon Valley. Mais la French Tech a tout de même levé 1.4 milliards d’euros en 2016.

Les « entrepreneurs de nécessité » qui ont des moyens plus modestes, des objectifs de chiffre et un capital humain plus faible, profite moins de la potentialité de la France. Pour autant, l’entreprenariat n’est pas un rêve inaccessible. Bien sûr, on peut débuter avec de l’entreprenariat de nécessité pour plus tard se tourner vers l’entreprenariat d’opportunité.

Alors est-il vraiment si dur d’entreprendre en France ?

Il faut savoir qu’entreprendre n’est pas une chose simple, en France ou ailleurs. L’entrepreneur doit surmonter tous les obstacles. Par rapport au droit du travail, il est difficile de comparer avec les autres pays à la vue de la complexité des codes et des cultures.
Cependant, il reste encore des obstacles à l’innovation. Uber s’est trouvé attaqué médiatiquement, juridiquement, et politiquement en France mais pas seulement !
Et la fiscalité ? L’écosystème fiscal français, même s’il n’est pas le meilleur « n’est pas un obstacle à la création d’entreprise » (p.217). Un français qui se lance aux États-Unis n’aura aucun intérêt fiscal à devenir américain, « la France étant plus souple sur la défiscalisation de ses citoyens que les États-Unis » (p.215).

La France possède des avantages comparatifs incontestables offrant aux entrepreneurs déterminés un écosystème diversifié, confortable et solide. Cela donne envie d’avancer avec confiance et optimisme, et ce malgré les obstacles ! Alors, prêt à vous lancer dans l’aventure ?

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